Chaque année au quatrième trimestre, le monde de l’immobilier tertiaire vit le même engorgement. Entre la clôture des exercices budgétaires, la préparation des reportings investisseurs et le renouvellement des certifications, les directions ESG, les gestionnaires de fonds et les property managers entrent dans une course contre la montre.
Au cœur de cette effervescence : la certification BREEAM In-Use (BIU).
Pour beaucoup d’équipes, l’audit de fin d’année est encore appréhendé comme une contrainte calendaire subie, un marathon documentaire où l’on court après les factures et les plans de maintenance pour maintenir coûte que coûte un certificat sur la façade.
Pourtant, comme on le rappelle souvent à nos clients : « Ça ne s’arrête pas après la certif. »
Lorsqu’il est bien mené et anticipé, l’audit BREEAM In-Use est tout sauf une formalité administrative. C’est une démarche environnementale et de confort des occupants qui permet de recueillir des données importantes pour les actifs de votre patrimoine en exploitation. C’est aussi le socle direct de vos reportings GRESB et SFDR.
1. Le piège du 4e trimestre : l’audit subi au lieu de l’audit piloté
Pourquoi la fin d’année est-elle traditionnellement si tendue pour les audits d’exploitation ?
- La pénurie d’auditeurs agréés : les créneaux d’audit se verrouillent des semaines à l’avance. Traiter le sujet trop tard, c’est risquer un report d’audit ou un renouvellement dans la précipitation.
- La dégradation silencieuse des scores : sans pilotage continu, des crédits obtenus l’année précédente sur les volets Asset Performance ou Management Performance sautent faute de justificatifs récents conformes aux exigences du référentiel.
- Sans oublier la dispersion de la donnée : La data aujourd’hui c’est le sujet numéro un. Property managers, mainteneurs multitechniques et exploitants collectent des informations en silos pendant neuf mois (important de le rappeler même si ce propos est relatif à l’étape d’avant l’audit, gérée par l’AMO environnement et son client, ce que G-ON sait faire, mais ce n’est pas l’objet de cet article 😉
Le résultat ? Un audit coûteux, générateur de stress, dont la seule ambition finit parfois par être « de renouveler le certificat sans trop baisser de note ». Une occasion manquée.
2. Au-delà du certificat : le lien direct avec GRESB, SFDR et Décret Tertiaire
La certification BREEAM In-Use ne vit pas en vase clos. Elle alimente directement les cadres extra-financiers et réglementaires qui conditionnent aujourd’hui l’accès aux financements et l’attractivité auprès des investisseurs institutionnels :

L’accélérateur GRESB
Les questionnaires GRESB valorisent massivement les actifs certifiés en exploitation via des tiers indépendants reconnus. Réaliser son audit BREEAM In-Use en fin d’année avec des données fiabilisées et vérifiées par un auditeur agréé, c’est sécuriser en amont la collecte de preuves pour la prochaine campagne de printemps. Vous évitez ainsi la double saisie et fiabilisez votre notation globale de fonds.
La preuve d’alignement SFDR (Articles 8 et 9)
Un fonds classé Article 8 ou Article 9 doit justifier chaque indicateur et prouver la gestion proactive de ses risques de durabilité. L’audit BIU fournit une grille opposable, normée et auditable qui protège contre le risque de requalification ou d’allégations infondées.

L’alignement réglementaire (Décret Tertiaire & Décret BACS)
Un audit d’exploitation BIU est aussi le moment idéal pour vous assurer que vous êtes bien aligné avec la trajectoire Décret tertiaire et l’enregistrement de votre bâtiment sur OPERAT, même si ces objectifs ne sont pas forcément demandés dans le cadre de la certification, ce sont des sujets qui peuvent être abordés lors des Comités verts obligatoires eux lors du process d’obtention de la certification BIU. On ne vérifie pas seulement la conformité d’hier, on sécurise évidemment les échéances de demain.
La protection contre la décote brune
La performance environnementale n’est plus un sujet décoratif : elle s’invite désormais dans les expertises de valeur vénale. Un actif dont la note BIU baisse sans explication technique rationnelle subit une décote d’usage et de liquidité. À l’inverse, une progression documentée sécurise la valorisation patrimoniale et rassure les locataires en place.
3. L’approche G-ON : l’alliance de la rigueur d’auditeur et de l’ingénierie conseil
Chez G-ON, nous refusons de réduire le rôle d’auditeur à une simple vérification de cases à cocher. Comme nous l’avons démontré sur l’opération TOPAZ (Société de la Tour Eiffel) à Vélizy, notre valeur ajoutée réside dans la double casquette : la rigueur impartiale de l’auditeur tierce-partie alliée à la vision stratégique d’un bureau d’études environnementales.
4. Une équipe renforcée pour absorber vos urgences de fin d’année
Pour répondre à l’accélération des demandes et garantir une disponibilité immédiate sans concession sur la qualité, G-ON renforce son pôle d’auditeurs agréés.
Nous sommes ravis d’annoncer la qualification officielle de trois nouveaux auditeurs BREEAM In-Use certifiés au sein de nos équipes : Anissa, Marc et Thibault.
Ces nouvelles compétences permettent à G-ON de mobiliser des équipes d’intervention capables de :
- Prendre en charge des portefeuilles multi-actifs complexes et diffus sur l’ensemble du territoire à auditer.
- Auditer vos bâtiments dans des délais courts avant la clôture annuelle.
Conclusion : préparez vos arbitrages dès aujourd’hui
Ne laissez pas le calendrier dicter la trajectoire environnementale de vos actifs. L’audit de fin d’année est le meilleur moment pour objectiver la performance réelle de votre actif et/ou patrimoine et préparer sereinement vos budgets de travaux et vos reportings investisseurs.
Vous avez un ou plusieurs actifs à faire auditer avant le 31 décembre ? Nos équipes et nos auditeurs agréés sont mobilisables dès maintenant
