Une nouvelle étude prouve le lien entre la qualité de l’air et les performances cognitives

Les personnes travaillant dans des bâtiments de bureaux bien ventilés, avec des niveaux de pollutions inférieurs aux standards, et un taux de CO2 plus faible, ont des performances cognitives nettement supérieures.

C’est ce qu’a rapportée une nouvelle étude du Harvard T.H. Chan School of Public Health’s Center for Health and the Global Environment, SUNY Upstate Medical University, et l’université de Syracuse.

Ces performances ont été relevées sur des actions intellectuelles précises, notamment la réponse à une situation de crise ou la création d’une stratégie.

Les chercheurs ont comparé les travaux intellectuelles des personnes dans des immeubles « verts », par rapport à des immeubles « non-verts ». L’étude indique que les environnements intérieurs (dans lesquels nous passons 90% de notre temps) affectent les fonctions cognitives et, à l’inverse, qu’une bonne qualité d’air améliore ces performances.

 

Durant cette étude, les participants ont été soumis pendant 6 jours sans le savoir à des concentrations variables de Composés Organiques Volatils, des variations des débits d’air, et des concentrations variables de CO2. A la fin de la journée, ils étaient soumis à des test cognitifs.

Les mesures ont porté sur 9 fonctions cognitives, les performances intellectuelles ont été significativement améliorées sur :

  • la réponse aux situations de crise (+ 97% dans un immeuble vert)
  • la stratégie (+183%)
  • l’usage de l’information (+172%)

Il a été également constaté que l’impact de la teneur en CO2 sur les fonctions cognitives est large : il a touché 7 fonctions sur les 9 mesurées.