« Écogestes & bien-être au bureau », les résultats de notre grande enquête

Vous avez été 1 060 participants à répondre à notre grande enquête sur les écogestes, proposée en partenariat avec Riposte Verte et Fiducial Office Solutions. Preuve, s’il en était besoin, que ces questions vous concernent. 97% des collaborateurs sont prêts à modifier leurs pratiques pour faire plus d’écogestes. Votre engagement est d’abord individuel, mais il intervient aussi au niveau de l’entreprise pour les plus chanceux. 92 % des répondants attendent d’ailleurs un renforcement de la démarche environnementale interne.

G-ON est aussi pleinement impliqué sur ce sujet, car les écogestes ont un impact non seulement sur l’empreinte environnementale, mais aussi sur le bien-être au bureau. Et bonne nouvelle, des pratiques accessibles peuvent simultanément améliorer ces deux aspects de nos vies ! Nous vous proposons de découvrir les résultats de notre questionnaire, accompagnés d’exemples pour comprendre comment les deux thématiques des écogestes et du bien-être au bureau sont naturellement liées.

Voici les chiffres-clés 2019 :

 

LA MOBILITÉ


Parmi les thématiques étudiées, c’est la mobilité liée au travail, avec les trajets domicile-travail et les déplacements professionnels, qui génère le principal impact environnemental d’une activité de bureau en termes d’émissions de gaz à effet de serre. Chaque année, au total, 12 millions de tonnes de CO2 sont émises. Dans le même temps, en France, le premier facteur de stress d’un travail de bureau provient de ce trajet matinal entre le domicile et le lieu de travail.

Utiliser une application sur son téléphone pour éviter une ligne de métro à l’arrêt ou un itinéraire bouchonné, c’est autant de stress en moins pour attaquer une nouvelle journée de travail.

Venir travailler en vélo tous les jours réduit votre impact environnemental, mais aussi votre taux de mortalité de 41% et diminue les risques de maladie cardiaque de 52% (étude publiée dans le British Medical Journal).Si le vélo permet l’exercice physique, le covoiturage favorise lui le lien social.

Bien sûr, les politiques de télétravail sont une solution pour économiser l’empreinte environnementale des trajets domicile/entreprise, mais elles permettent aussi de réduire la fatigue inhérente à ces déplacements, au bénéfice du collaborateur.

 

LES DÉCHETS


Les points d’apport volontaire (PAV) favorisent le recyclage mais aussi le déplacement du collaborateur, dont le grand danger pour sa santé est la sédentarisation à son poste de travail. Si le PAV permet au collaborateur de prendre des escaliers, c’est encore mieux !

Encore trop mal connu et donc appliqué, un décret de mars 2016, appelé « décret 5 flux », oblige tous les sites regroupant au moins 20 collaborateurs à trier à la source leurs principaux déchets. Si vous ne pouvez pas trier vos déchets par manque de solution mise en place en interne, n’hésitez pas comme 54 % des répondants à demander la mise en place du tri à votre direction.

 

L’ÉNERGIE


Le chauffage est le premier poste de consommation énergétique d’un immeuble de bureaux, et représente en moyenne la moitié de la facture annuelle d’énergie.
Mais c’est aussi un facteur de confort. Avoir la possibilité de réguler le chauffage et la luminosité d’un bâtiment, pour éviter le surchauffage ou le gaspillage d’énergie, c’est donc un plus pour l’environnement, mais aussi un critère de bien-être important pour les occupants.

S’assurer lors de l’envoi d’un courriel que les destinataires sont concernés, c’est éviter l’excès de sollicitation des collègues, source de stress et de déconcentration.

 

 

L’ALIMENTATION


Les écogestes liés à la nourriture permettent également de faire attention à votre santé.
Manger local et bio permet de limiter votre impact carbone et limite fortement l’utilisation de produits phytosanitaires.
S’éloigner d’une agriculture intensive rend vos fruits et légumes plus riches… et plus bénéfiques pour votre santé.
Les aliments d’origine animale acidifient votre corps, terrain propice au cancer et aux maladies cardiaques.
Consommer du « brut » limite vos déchets.

 

LES PLANTES

On pourrait d’ores et déjà ajouter à cette enquête le geste de prendre soin d’une plante : le rapprochement des salariés à la nature favorise énormément le bien-être au travail, même s’il est difficilement mesurable. On touche là à tout ce qui concerne la biophilie. Pour les immeubles qui n’ont pas toujours le luxe d’avoir de l’espace pour s’adonner à du jardinage ou à du micro-maraîchage à la pause déjeuner, il existe toujours des solutions simples comme par exemple kokédama (petite boule végétale à fabriquer en équipe pour décorer son bureau).

 


On peut voir qu’une grande partie de ces écogestes est liée à notre qualité de vie au travail. Ce n’est donc pas surprenant de retrouver nombreuses de ces idées dans les principales certifications bien-être au travail, comme le WELL ou OsmoZ. Pour rappel, celles-ci permettent aux entreprises d’agir à 3 niveaux :
– Le bâti (qualité de l’air et de l’eau, ambiance visuelle, acoustique et thermique, ondes électromagnétiques, accessibilité…)
– Les aménagement et services (alimentation, services aux utilisateurs, interaction avec la nature…)
– Le management & l’organisation (accompagnement individuel à la santé, transport et mobilité, rythme de travail et de déconnexion…)

Si cette étude nous donne un aperçu des pratiques individuelles en 2019, qu’elles soient perfectibles ou déjà bonnes, il n’est pas inutile de rappeler que ces écogestes peuvent/doivent faire l’objet d’une véritable politique d’entreprise !

Joseph BANCAUD

Retrouver l’infographie des résultats, ainsi que le livret complet.