Et si nous faisions toute la lumière…

Il est certain qu’une mauvaise qualité de l’éclairage au bureau peut nuire à la qualité de notre travail, du moins selon une approche assez « utilitaire ».

Alors que les normes, réglementations, guides, certifications et outils de conception traitent depuis des années de la qualité de l’éclairage, naturel et artificiel dans les bureaux, est-il possible d’aller plus loin en matière de solutions pour traiter du bien-être et de la santé ?

Avant d’apporter des solutions, si nous faisions toute la lumière …

Nous voulons  pouvoir prendre la main sur nos espaces de travail

Une étude menée par l’institut Fraunhofer pour l’organisation et la planification du travail en 2014 auprès de 2700 personnes de 8 pays européens différents, fait apparaître d’importants potentiels d’amélioration de la qualité de lumière dans l’espace de travail. Nous sommes :

  • 30 % à estimer que notre bureau est mal orienté par rapport à la fenêtre
  • 82 %  à préférer un éclairage combinant composante directe et indirecte
  • 81 %  à n’avoir aucune possibilité ou des possibilités très restreintes d’intervenir sur l’éclairage de notre lieu de travail
  • Plus de 60 % à  préférer un éclairement de 800 lux et plus

Travailler entre quatre murs prive de la lumière du jour. Sans importance ?

Pas vraiment, car la quasi-totalité des luminaires de nos bureaux n’imitent pas la lumière naturelle.

Aussi, certains types de lumière essentielle à notre équilibre physique et psychique (dans le bleu notamment) ne sont pas délivrés.

S’ajoute à cela une intensité lumineuse constante à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, ce qui perturbe notre horloge biologique. Déconnectée du cycle du soleil, elle se met à avoir des ratés : « Les sécrétions hormonales sont perturbées et le système immunitaire fragilisé », constate le Dr Jacob Liberman, auteur de Lumière, médecine du futur (éd. Le Courrier du livre). D’où une fatigue lancinante et une plus forte susceptibilité aux infections.

Quelles solutions ?

Manifestement, nous sommes nombreux à souhaiter adapter l’éclairage à nos besoins visuels individuels. Parallèlement, le manque d’accès à la lumière naturelle impacte notre rythme biologique, notre équilibre physique et psychique

Pour améliorer notre bien-être et aller plus loin que les critères classiques de luminances, températures de couleur, contrastes, répartition lumineuse et absence d’éblouissement, des solutions existent…

  • Si le bâtiment le permet, installer les bureaux près des fenêtres
  • Prévoir un concept d’éclairage dynamique permettant de simuler un cycle lumineux de 24 heures, du lever au coucher du soleil, en utilisant l’éclairage artificiel
  • Permettre un réglage individuel: niveau d’éclairement, température de couleur
  • Équiper des espaces de lampes de luminothérapie
  • Etc.

 

Eclairage LED menanopic compatible avec la santé et le cycle circadien http://bioslighting.com/humanlighting/

Au delà de ces solutions techniques nous pouvons tous être acteur de notre bien être avec des pratiques toutes simples: Se réserver un quart d’heure pour faire le plein de lumière naturelle avant d’aller travailler, prendre un bain de lumière à l’heure du déjeuner, faire une pause lumière comme certains font une pause cigarette.

Pour aller plus loin, il existe une multitude d’outils et de stratégies d’accompagnement pour combattre la sédentarité au bureau :

  • La certification WELL Building Standard apporte des propositions pour améliorer les bâtiments et les espaces de travail, ainsi qu’une démarche d’entreprise pour faciliter ces actions en faveur de la qualité de l’éclairage
  • G-ON intègre un outil de benchmark pour vous proposer un panel de solutions concrètes à implanter chez vous, pour votre entreprise.